L'Examen neurologique du pied (suite) : b) - L'examen de la pallesthésie. :Il s'effectue de façon
standard avec un diapason de 128 Hertz. La mise en vibration du diapason doit être énergique.
Les points d'application osseux sont les suivants : articulation métatarsophalangienne du gros orteil,
articulation médiotarsienne, malléole interne et externe, rotule et crête iliaque.
Normalement, la perception est symétrique entre la gauche et la droite et est perçue de manière
identique de bas en haut. Il faut se souvenir qu'un oedème des pieds ou qu'une arthériopathie sévère peuvent secondairement diminuer ou exarcerber douloureusement le sens de la pallesthésie.
c) - Les sens des positions : Cet examen renseigne sur la
place occupée dans l'espace d'un membre ou de d'un segment de membre. Les doigts de l'examina-
-teur prennet le gros orteil latéralement, entre le pouce et l'index. On demande au patient s'il reconnaît
la position qu'on a données au gros orteil, soit en flexion, soit en extension. Le sujet qui a perdu le
sens des positions aura tendance à charger constamment la surface plantaire sur les mêmes points
d'appui. Si en plus, il est atteint d'une perturbation du toucher-piquer et qu'il souffre d'un affaissement de
la voûte plantaire transverse, ce diabétique est un sujet à haut risque pour un mal perforant plantaire.
Si ces différents modes de sensibilités objectivables sont perturbés, il devient hautement probable
que le diabétique examiné ait aussi des troubles de la sensibilité à la douleur.